26 candidats concourrent encore aujourd'hui à Paray-le-Monial dans le cadre des épreuves qualificatives du 24e concours « Un des meilleurs ouvriers de France », classe mosaïque d'art.
Dans les locaux de l'association M. comme Mosaïque qui accueille l'épreuve et également seul centre de
sélection pour la mosaïque en Bourgogne, pas une mouche ne vole. Chacun est penché sur son travail. Les membres du jury circulent en silence entre les tables pour évaluer la dextérité du candidat
dans la taille des tesselles, leur ajustement et leur imbrication dans la conception. « Cela demande beaucoup de concentration, explique Yann Durand, commissaire au COET (Comité d'Organisation
des Expositions du Travail). Ce ne sont pas les meilleurs qui sont récompensés mais l'excellence qui nécessite de posséder un savoir-faire technique. L'excellence, c'est aussi être créatif et
avoir le goût de l'effort. ».
Les candidats sont pour la plupart des professionnels. Ils viennent des quatre coins de la France. Le groupe comptait deux Bourguignons dont une Saône-et-Loirienne, qui a hélas, jeté
l'éponge.
Verdict du jury dans un mois
C'est parce que le concours qui a lieu tous les 4 ans, est particulièrement difficile, que des épreuves qualificatives
ont été organisées. C'est une première. «C'est pour que les candidats ne s'engagent pas à la légère. C'est un lourd parcours qui nécessite un investissement financier et en temps ainsi qu'un
minimum de savoir-faire», explique Maryse de Stefano, présidente du jury de la classe mosaïque d'art. L'inscription est de 60 euros et l'achat de fournitures et de matériaux est à la charge des
candidats.
C'est dans environ un mois que les candidats la connaîtront après délibération du jury. Seuls les admis auront connaissance de l'épreuve finale que les candidats réaliseront chez eux. Ils auront
à traduire en mosaïque un portrait d'après une œuvre picturale imposée par le jury.
Source : le Journal de Saônne et Loire